Salariés et retraités contribuent avec la journée de solidarité au financement d’un meilleur accompagnement des personnes âgées et des personnes handicapées. En 2018, la journée de solidarité devrait rapporter 2,42 milliards d’euros au titre de la contribution solidarité autonomie (CSA) et 765,4 millions d’euros au titre de la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA). Voici quelques explications, notamment sur l’utilisation prévue des fonds récoltés en 2018.
La journée de solidarité : de quoi s’agit-il ?

Créée en 2004 pour améliorer la prise en charge des personnes âgées et des personnes handicapées, la journée de solidarité est un jour travaillé non payé. Depuis 2008, le lundi de Pentecôte, initialement choisi, est à nouveau férié. Les entreprises fixent donc librement la date et les modalités de la journée de solidarité, par exemple :

un autre jour férié,
un jour de RTT
un jour de congé payé…

Ainsi, en contrepartie de cette journée travaillée mais non payée, les entreprises versent 0,3 % de la masse salariale pour constituer la contribution solidarité pour l’autonomie (CSA), alimentée également par 0,3 % des revenus du capital. Depuis 2013, les retraités imposables partipent également à l’effort national : 0,3 % des pensions de retraite et d’invalidité et des allocations de préretraites constitue la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA).

La CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) gère ces fonds, reversés au bénéfice des personnes âgées et des personnes handicapées.

A quoi servira l’argent récolté en 2018 ?

Les 2,42 milliards d’euros qui devraient être collectés au titre de la contribution solidarité pour l’autonomie (CSA) seront redistribués de la façon suivante :

1,45 milliard d’euros au bénéfice des personnes âgées :

483,9 millions d’euros versés aux conseils départementaux pour le financement de l’APA (allocation personnalisée d’autonomie) ;
967,7 millions d’euros alloués aux établissements et services médico-sociaux accompagnant les personnes âgées.

967,7 millions d’euros au bénéfice des personnes handicapées : 

629 millions d’euros versés aux conseils départementaux pour le financement de la PCH (prestation de compensation du handicap) et le fonctionnement des MDPH (maisons départementales des personnes handicapées) ;
338,7 millions d’euros alloués aux établissements et services médico-sociaux accueillant des personnes en situation de handicap.

Les 765,4 millions d’euros qui devraient être collectés au titre de la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA) seront redistribués de la façon suivante :

453,7 millions d’euros pour revaloriser l’APA à domicile, c’est-à-dire augmenter le nombre d’heures d’aide à domicile pour les personnes âgées qui en ont le plus besoin et diminuer le niveau de participation financière des personnes (versement aux conseils départementaux) ;
180 millions d’euros pour des actions de prévention de la perte d’autonomie (versement aux conseils départementaux) ;
101 millions d’euros pour financer les établissements et services médico-sociaux ;
6 millions d’euros pour renforcer l’accompagnement des proches aidants de personnes âgées en perte d’autonomie et soutenir le développement de l’accueil familial (versement aux conseils départementaux) ;
5 millions d’euros pour abonder les fonds départementaux de compensation du handicap.

Pour en savoir plus, consultez le site de la CNSA 

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